Revue de presse



Oculus

 Radio Campus
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 19 janvier 2008
 

 


 

Oculus, le jeu chorégraphique

Un entretien exclusif avec Jean Paul Brédif et François Chalet à propos de Oculus, jeu chorégraphique, avec une délégation de la Chine, à l'occasion du dixième anniversaire de la Compagnie Thomas Duchatelet.

 

 
  Dix ans déjà, dix ans seulement !
 La Voix du Nord
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 15 janvier 2008
 

 

 

« Pour Thomas Duchatelet, un nouveau pas décisif »

Thomas Duchatelet fête cette semaine, ses dix ans de création chorégraphique, son installation dans un labo de la Condition Publique au cœur du Pôle Danse. Objectif, s’y faire une place au soleil.

Dans la grande pièce blanchie, des ordinateurs occupent l’espace. Sur écran, graphisme et vidéo côtoient la danse. Ici, la technique expérimentale n’a pas déserté le laboratoire. Elle y vit même une seconde jeunesse avec des artistes polyvalents, révélateurs d’une époque, mixant arts et nouvelles technologies.
Le chorégraphe Thomas Duchatelet, résident récent de ce chaudron créatif, après des étapes maubeugeoise et villeneuvoise, est de ceux-là. Il a « la culture de la mobilité » et de la quête de sens dans tous ses états. Curieux et novateur, il aime explorer, et confronter. Il explique d’ailleurs son implantation roubaisienne, « comme un signal fort par rapport au Pôle Danse. »
Comme tous les danseurs, le Valenciennois Thomas Duchatelet a déjà vécu plusieurs vies, franchi des étapes importantes au gré d’une itinérante culturelle et de rencontres. […]
Depuis le solo Passage à l’acte, jusqu’au projet 2008 Trait d’union avec le Japon, Thomas Duchatelet n’a cessé d’être « attaché au mouvement, l’héritage américain », mais « de questionner la danse avec la volonté de l’expression ». De mettre en scène une danse à la fois « abstraite et charnelle », de « donner du sens au mouvement. » Créer, est pour ce littéraire, attaché à la « graphie du corps », influencé par l’architecture et le minimalisme, une démarche « conceptuelle avec le souci de la forme, du sens et de l’émotion. »

Brigitte LEMERY

 

   
 
Bombaysers de Lille
France 3
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octobre 2006
 

 

 


 

 

Lille s'embrase sur les rythmes indiens

Le coup d’envoi du grand rendez-vous culturel de Lille 3000, baptisé "Bombaysers de Lille" et consacré à l’Inde, a été donné hier soir 14 octobre lors d’une grande parade festive, au cours de laquelle ont évolué quelque 1 400 danseurs.
Des groupes locaux — les fanfares de Harnes, de Wattrelos, de Lille-Fives, la compagnie Swing Gadgé ou la fanfare franco-belge du Vetex — ont adopté les tonalités indiennes et ont accompagné les rythmes des groupes Jaïpur Kawa Brassband et Gitan Doahd du Rajasthan, dans une partition Bollywood particulièrement endiablée. A deux pas, la compagnie La Salamandre prend un grand plaisir à jouer avec le feu : torches et autres objets enflammés illuminant les groupes de danseurs entraînés par les professeurs et chorégraphes de la métropole lilloise.

Lille 3000

Entre 0 (...) et l'infini
 L'indépendant du Pas-de- Calais
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 16 décembre 2005

Entre 0 (...) et l'infini
 

Une avant-première appréciée

"Entre 0 (...) et l'infini", la toute dernière création de la Compagnie Thomas Duchatelet, était présentée en avant-première au centre Daniel Balavoine samedi dernier. En s'appuyant sur la vidéo, la bande son et les jeux de lumières, les danseurs ont exprimé ce petit rien qui grandit et s'élance vers l'infini...

Annie BORDELAIS


lille 2004
 La Gazette Nord Pas-de-Calais
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 14 octobre 2004
 

 







 




L'incandescence de la danse

Au festival « Solo-Soli » de Maubeuge, un disciple de Pina Bausch enflamme les esprits avec des soli inspirés de sa dernière création, Pierre qui brûle. Victor Hugo disait que « vivre, c'est brûler ». Et si danser, c'était brûler ? Une question suggérée par le spectacle du chorégraphe lillois, Thomas Duchatelet.

Un spectacle où les danseurs vont au charbon, au sens imagé et littéral du terme, puisque c'est bien de charbon qu'il s'agit dans cette création du chorégraphe, devenu pour l'occasion apprenti alchimiste. C'est à l'image de cette pierre minérale que se déroule Pierre qui brûle, danse hésitante, brute comme le charbon, mais qui, au fil du temps, devient plus raffinée, aboutie, tel un diamant taillé dans la roche. De solo en solo, les danseurs tournent, cherchent, explorent. Puis le tiède minerai devient tout à coup charbon ardent et, de gestuelles assurées en impulsions corporelles libres, il évolue avec grâce dans des soli sensuels. Le ton est donné et, rapidement, le rythme s'accélère. A la fois flamme et feu, charbon et diamant, les danseurs évoluent avec force, souplesse et fluidité.

Dans un décor et des effets au profil simple, les vidéos et bandes-son de Jean-Paul Brédif prennent en charge l'autre dimension du spectacle : l'Afrique. Au cours de leurs différentes résidences à Kinshasa, Thomas Duchatelet et son magicien du son ont écouté les plaintes et les rumeurs de la capitale congolaise et en ont rapporté les images. Sans métissage mais jouant au contraire sur le décalage, Thomas Duchatelet confronte notre danse contemporaine occidentale à un contexte africain plus brut. L'Afrique donc, comme pays de matière. Un peu à la manière de Pina Bausch qui va de ville en ville pour rapporter des souvenirs qu'elle recycle tour à tour, Thomas Duchatelet a fait de Kinshasa sa ville muse. Soit une création lumineuse, pleine de grâce et de sophistication, qui vaut autant pour la performance de ses danseurs que pour l'invention du chorégraphe. Pierre qui brûle ou comment transformer un feu de charbon en feu d'artifice chorégraphique.

Catherine MAKEREEL


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 Le Magazine arts de la scène/écritures numériques
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 9 décembre 2004
 

 


Initiales



















Initiales
 


















Initiales

L'Afrique à l'heure des nouvelles technologies

De retour en France depuis 1996, après un séjour de sept années passées aux côtés de Pina Bausch au Tanztheater de Wuppertal, Thomas Duchatelet poursuit ses projets chorégraphiques dans une voie singulière, entre une danse charnelle et chargée d'émotion et une construction formelle rigoureuse, héritée de son passage à la fondation Merce Cunningham de New-York. A la base de cette démarche, que le chorégraphe qualifie volontiers "d'abstraction lyrique", une passion pour la rencontre avec les cultures plurielles loin des clichés traditionnels ou d'une vision européocentrée du monde. Ainsi, ses derniers projets, Pierre qui brûle et  Initiales, qui ont vu le jour au coeur du continent africain, donnent à voir la vitalité de la scène artistique kinoise et congolaise, soucieuse de s'ouvrir au monde et aux nouvelles technologies.

C'est d'une rencontre avec Faustin Linyekula Ngoy, directeur artistique et chorégraphe des Studios Kabako, et Jen-Michel Champault, directuer du Centre Culturel Français de Kinshasa ainsi que d'une fascination immédiate face au bouillonnement créatif de la capitale congolaise qu'est né en 2002 le projet Initiales. Sur place, l'idée de développer un projet transdisciplinaire, réunissant différetes pratiques artistique autour de l'outil multimédia et de la danse contemporaine, a vu le jour et s'est progressivement  affinée.  "Nous voulions réaliser une création pluridisciplinaire avec les artistes que nous avions rencontré à Kinshasa autour d'un axe chorégraphique central. La musique a bien entendu été un facteur très important dès le départ du projet. Les danseurs et moi-même avons mis en place un dispositif déambulatoire au sein duquel se déroulent des performances chorégraphiques et qui permet d'intégrer harmonieusement des musiciens, des plasticiens et des projections vidéos."
A la suite d'un deuxième séjour, le chorégraphe entouré de techniciens vidéo et son (Bertrand Baudry, Jean Paul Brédif et Frédérique Plancque) équipés de matériel numérique, issus du théâtre du manège de Maubeuge et de Labo'M, a peu à peu structuré le projet pour donner naisance à cinq petits films retraçant la genèse de la création et rendant compte de la collaboration avec les artistes du cru. "Pour eux, c'est extraordinaire d'avoir une caméra ou un appareil numérique en main. Cela leur permet de pouvoir manipuler immédiatemetn un résultat de haute qualité. Nous avons beaucoup travaillé sur les clips vidéos de quelques miutes en donnant la possibilité de s'approprier ces outils. Les congolais sont très au fait de l'évolution technologique mais celle-ci reste toutefois hors de leur portée, faute de moyens. A côté du travail vidéo, nous allons également  réaliser un site internet autour de ce projet." Si la confrontation à l'outil multimédia pour des artistes africains, souvent  plongés dans une réalité technologique différente de celle que nous avons l'habitude de côtoyer enEurope, a certainement constitué un défi important à relever pour le chorégraphe et son équipe, le dialogue artistique avec ces créateurs a cependant constitué le moteur prioritaire de la création.
"Nous avons principalement travaillé avec l'Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Si les artistes kinois puisent beaucoup de leur inspiration dans l'ethnicité, ils sont aussi fort demandeurs de choses contemporaines. Sur place, la scène artistique est très surprenante, avec une culture urbaine souvent affirmée et ancrée dans la création d'aujourd'hui. Kinshasa est une ville foisonnante, en plein bouillonnement artistique, loin de l'image folkorique que l'on pourrait en avoir. Nous avons eu le plaisir de côtoyer des plasticiens et des stylistes très intéressants, qui travaillent souvent à partir de matériaux de récupération. Nous avons eu le plaisir de côtoyer des plasticiens et des stylistes très intéressants, qui travaillent souvent à partir de matériaux de récupération. Nous aimerions pouvoir montrer toute cette vitalité artistique en Europe."
Toute la matière sonore et les archives d'images ramenées de ces divers périples congolais ont servi à décliner le projet sous plusieurs facettes, dont Bérimbau, une pièce à destination du jeune public utilisant une bande son et des images plus adaptées à un public d'enfants ou encore Pierre qui brûle, le spectacle précédent de la compagnie, qui portait déjà en gestation les prémices du projet actuel, avec l'Afrique en toile de fond métaphorique, minéale et primitive : "Bérimbau / Pierre qui brûle / Initiales sont trois aspects d'un même concept général, basé sur une recherche interdisciplinaire et prenant l'Afrique comme toile de fond. C'est une sorte d'arborescence générale qui se ramifient en différentes branches. Pour le festival au Carré à Mons, nous allons essayer de faire venir certains artistes avec qui nous avons collaboré à Kinshasa afin de mettre en place un dispositif  à géométrie variable qui fera la part belle aux performances chorégraphiques,  aux projections vidéo et aux concerts. Chacun des artistes invités à collaborer a laissé sa trace, ses initiales artistiques, sous forme plastique ou musicale au sein du projet. C'est avec cette matière que nous allons travailler."  Initiales, recréé in situ cet été au festival au carré à Mons, déploiera donc ces multiples facettes, à travers une mémoire filmique chorégraphique et plastique portant en sons sein la trace archivée du vécu de chacun des artistes et tout l'imaginaire sonore et visuel captivant de ce territoire au coeur de l'Afrique.

Vincent DELVAUX


 Bibish >
 12 septembre 2003  

 



Le lieu d'accueil…

Tout ceci s'est passé là.

Un lieu nouveau pour un nouveau concept ! A environ plus de huit mille kilomètres de la France. Mais plus encore, dans une ville de six millions d'habitants en situation de demande sur tous les plans surtout artistique…

Un lieu inédit. Où la notion même de « centre culturel » est modifiée au profit de celle « d'une fabrique d'essai », d'un laboratoire pour tester de nouvelles pratiques d'échanges et de confrontations particulièrement originales. Un lieu pour rêver à une histoire. Une histoire collective qui croiserait les genres, les disciplines et les personnalités. Un lieu pour se rencontrer souvent et s'isoler des fois. Où relation ne veut pas dire forcement osmose. Mais signifierait plutôt inventer en permanence des liens, des frottements, entre artistes, entre l'œ;uvre qui se fait et les préoccupations des gens d'à coté, entre une action artistique et une ville en proie à tous les problèmes de société.

Une ville qui a une histoire difficile et une image médiatique négative. La Halle inspire et amène chacun à inventer un projet aussi par rapport au lieu. Les murs ne sont pas ceux d'un théâtre mais ceux d'une école, les bâtiments de l'ancienne école française de Kinshasa. Cela incite les artistes à produire d'autres images que celles formatées aux salles noires, presque toutes pareilles, des théâtres et Centre Culturel Français plus conventionnels.

Je reste très attachée à cette ville, à ce lieu. C'est un endroit où le cœ;ur a une valeur essentielle. Grâce à cela, quand il m'arrive de jolies choses professionnellement, humainement, je sais encore m'en rendre compte.

Marie-Louise Bibish Mumbu

 Bibish >
 12 septembre 2003  

 











Initiales  

Le 11 septembre 2003. Halle de la Gombe, 19h30.
La représentation de « Initiales » …


… Ce voyage au pays de Lumumba pourrait s'apparenter à une expédition napoléonienne au vu de tout ce qu'ils ont ramené dans leurs musettes, leurs oreilles et leurs yeux : des visages, des images, des sons nouveaux, des découvertes et des expériences. Mais revenons quelques instants sur le passé proche bien rempli de ces mundelés…

Dans le cadre d'Initiales, ils ont séjourné six semaines à Kinshasa. Ils ont proposé des cours aux danseurs kinois pendant environ 4 semaines et ont créé Initiales. La première c'était le 11 septembre à la Halle de la Gombe, « une plate-forme multimodale, à la fois point d'ancrage, de rencontre et de convergence, lieu de circulation et de croisement de démarches artistiques, espace de réalisation et de diffusion… » dixit Thomas Duchatelet.

L'espace devant l'administration, la salle de répétition de Top Model Agency, la salle d'exposition, l'espace à côté de la petite halle, les couloirs, grande halle, jardins. Initiales : un spectacle itinérant associant la danse à la vidéo projection, la peinture de Francis Mampuya, la mode avec Jean-Claude Bateka, Yvette Singomoya Matiku, Chancelvie Bompongo et Frédérique Plancque, la musique de Smok et des Casques Rouges, les visuels de Simon Tshiamala…

Les quatre danseurs de la Compagnie Thomas Duchatelet dansent avec deux artistes kinois. Ils ont envie d'authenticité. Un moment de partage qui les a fouettés comme une claque dès les premiers mouvements. Un enthousiasme qui ne les quitte plus et qui explose véritablement quand ils sont sur scène, le jour de la représentation, pendant que Chancelvie, mannequin du Top Model Agency, défile et présente des modèles au milieu des danseurs. Pendant que Mampuya, peintre, bouge d'un site à l'autre pour immortaliser par le dessin ces moments. Pendant que Smok, musicien rappeur, balance ses rimes à coté d'Yvette, immense dans une robe majestueuse sur laquelle sont projetées des images de défilé…

Un public captif qui suit Kura Shomali et Eddy Ekete du Collectif Eza Possible, les guides de la soirée. Parce que ce public en veut et en demande. Des séquences qui démontrent mieux que des mots la joie mais surtout la surprise de ce que ces artistes réussissent à créer ensemble. A la fin, complicité et rires sont au programme de ces moments uniques. Un geste, un clin d'œ;il et Bertrand envoie un projo, Jean-Paul une musique… Des prestations uniques qu'ils ont rodées avant de s'attaquer à la scène kinoise mais surtout au public kinois. Un succès !

Il n'y a qu'à regarder l'expression de Thomas pour comprendre de quoi je parle… Il n'y croyait pas l'homme. En tout cas pas de voir environ trois cent personnes envahir la Halle pour suivre Initiales d'un bout à l'autre, d'une séquence à l'autre : « persiste et signe ! ». Un succès qui ne leur fait pourtant pas tourner la tête. Si cette expérience a confirmé leur envie de travailler avec des kinois, il reste une dernière étape…

Marie-Louis Bibish Mumbu


 L'Avenir >
 15 septembre 2003  

 


Le spectacle Initiales couronne la mise en commun des talents des artistes congolais et français

Les artistes savent créer et plonger le public dans un monde de rêves. C'est le cas de le dire avec le spectacle du jeudi 11 septembre dernier à la Halle de la Gombe. Les habitués de ce temple de la culture ont été embarqués dans une itinérance artistique. La Halle de la Gombe s'est transformée en véritable amphithéâtre en plein air. Un spectacle dans un spectacle qui a englobé la musique, la chorégraphie, le rap et la vidéo.

Pendant deux heures, le public s'est promené à travers les installations de la Gombe pour suivre les artistes chorégraphes français et congolais en plein spectacle. La Compagnie Thomas Duchatelet a fait une démonstration d'un talent exceptionnel.

La symbiose a été réalisée à la fin de l'itinérance quand le public a assisté dans la salle à un spectacle sous la lumière des lampes tempêtes et avec au fond des images projetées sur un écran géant.

Soulignons également que la Compagnie Thomas Duchatelet a travaillé pendant un mois avec les artistes congolais. Le spectacle de la Halle a été le fruit de leur mise en commun. L'art n'a pas de frontières. Jean-Michel Champault l'a bien expérimenté. A chaque passage d'un groupe français à Kinshasa, il fait de son mieux pour le mettre en contact avec les artistes de la capitale. C'est une manière d'assurer la promotion des jeunes artistes congolais.

Ferdinand KATO

 Le Phare (Kinshasa) >
 22 Août 2003  

 







Initiales  

Avec « Initiales » - Projet 2003 à Kinshasa, Thomas Duchatelet au croisement de la route multimédias

A Kinshasa depuis le 4 août dernier pour un projet intitulé Initiales, le chorégraphe Thomas Duchatelet transforme le rêve des artistes congolais en réalité. Eux, qui sont coupés des véritables enjeux de la mondialisation, sont en train de se familiariser avec les nouvelles technologies. Thomas Duchatelet va à petits pas sûrs vers l'unanimité qui pourrait se concrétiser par la présentation officielle le 11 septembre 2003 à la Halle de la Gombe. En attendant la date fatidique, l'initiateur du projet a des arguments pouvant marquer les mémoires culturelles du monde. Initiales est un dispositif à tiroirs multiples, à savoir : la création, la recherche et l'expérimentation, la diffusion ainsi que la rencontre et l'interaction (communautaire).

Explicitant sa pensée, Thomas Duchatelet indique que Initiales tire son origine du latin initialis, de initium c'est à dire au commencement. Il nous renvoie à l'écriture, au premier mot d'une histoire, à la première note d'une musique, au premier pas d'une chorégraphie. Initiatio se réfère à l'introduction, à la connaissance des choses secrètes, cachées, difficiles, à l'éducation. C'est le travail que Thomas fait déjà avec 15 danseurs kinois intéressés et très motivés au stage. Et puis, le dispositif de diffusion met en exergue l'initiative, du latin initiare : initier ou oser, entreprendre... Ceci implique la modalité d'intervention sur le site ou la ville par les improvisations, les restitutions, la mise en scène des spectacles. Par exemple, Thomas explique un projet virtuel avec les stylistes : « On va filmer les costumes, monter l'élément dans le studio et projeter les œ;uvres de la collection sur un seul mannequin de blanc vêtu lors d'un défilé... » Comme résultat, des images kaléidoscopiques ! Et, enfin, un dispositif de rencontre et d'interaction qui rappelle les initiés à l'art. Il s'agit concrètement du travail effectué avec les artistes kinois et français en résidence à la Halle de la Gombe.

En somme, c'est un croisement de démarches artistiques qui implique les artistes de tout secteur : peintre, acrobate, décorateur, musicien, comédien et photographe. A ce propos, Thomas Duchatelet est aidé dans sa tâche par des spécialistes tels que Jean-Paul Brédif, Bertrand Baudry et Frédérique Plancque. Sur le mode de la déambulation, la présentation finale se fera sous la forme d'un dispositif de diffusion original. La mouture définitive est attendue à l'occasion du festival « Lille 2004 : Capitale Européenne de la Culture ». Thomas Duchatelet est un habitué des projets de création multidisciplinaire. A Kin, son projet jouit de l'appui du Centre Culturel Français et de l'Association Française d'Action Artistique / Communauté Urbaine de Lille.

Eddy KABEYA

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 Nord Eclair >
 31 octobre 2003  

 








Berimbau  

Scène de danse, scènes de vie

En résidence à L'Escapade, la Compagnie Thomas Duchatelet prépare un spectacle de danse contemporaine à l'intention du jeune public. Présenté lors d'une répétition publique, ce spectacle sera joué les 4 et 5 décembre. L'histoire est inspirée par la vie des enfants de Kinshasa, capitale du Congo.
Depuis dix ans qu'existe sa compagnie de danse, Thomas Duchatelet a beaucoup voyagé à travers le monde. De ses périples, le chorégraphe nordiste s'est inspiré des paysages, des vies, des visages rencontrés ici et là. D'ailleurs, après un premier voyage à Kinshasa, il avait créé Pierre qui brûle… Cet été, il est en résidence artistique pendant six semaines, dans la capitale congolaise. Sur place, il a observé les enfants de la rue : « Les shégués sont des enfants abandonnés par leur famille pour des raisons économiques. Ils sont choisis au hasard, que l'on appelle des enfants-sorciers, et qui tout d'un coup, sont désignés comme le porte-malheur de la famille ». « Bizarrement, ces enfants des rues créent. Ils ont envie de vivre, ils dansent. C'est incroyable, époustouflant. Ils créent aussi des marionnettes qu'ils font danser », rapporte Thomas Duchatelet.

Des enfants, des artistes
Ces scènes de vie lui ont inspiré son nouveau spectacle, qu'il monte avec sa troupe à L'Escapade. Présentée en public mercredi, cette pièce intitulée Bérimbau, tire son nom d'un instrument de musique africain : « Ce n'est pas un spectacle militant, au service d'une cause. C'est une pièce gaie, très efficace. S'il y a un message, c'est que ces enfants sont des artistes, qu'ils peuvent s'en sortir par l'art, la danse. Cette pièce est un témoignage, mais un témoignage plastique, esthétique et non politique ». « C'est un spectacle plein de vitalité, d'espoir. La danse et la musique sont des manifestations de vie. Quand on voit ces enfants danser, c'est une façon de vivre que je veux faire partager avec les enfants d'ici. »

Avec ses danseurs, Adeline, Fabienne, Johana, Jimmy, Gilles, Thomas Duchatelet s'est donné pour mission d'offrir du plaisir aux spectateurs. Puis sans doute repartira-t-il sur les routes du monde à la recherche d'une nouvelle inspiration. « La danse est le plaisir des corps. J'essaye de construire, de nourrir des projets autour de cela. Je suis très sensible aux inspirations d'ailleurs, des pays lointains. »

Thierry TEMPEZ

 Sortir >
 28 mai au 3 juin 2003  

 





Soli  

Florilège

Pour la clôture de sa dernière saison à Lille, Danse à Lille a proposé une brillante soirée de « soli » tous écrits par les chorégraphes régionaux qu'elle accompagne depuis plusieurs années et qu'elle a révélés au public métropolitain. Thomas Duchatelet, David Flahaut, Jean-François Michaud, Gilles Verièpe et Cyril Viallon étaient de la partie cette fois-ci, avec de superbes condensés de leurs univers respectifs, pour dire l'éclectisme et la vitalité de la danse contemporaine.

Cette année, suite au succès de l'expérience inédite de « Ils… », Danse à Lille a réitéré l'invitation à Thomas Duchatelet, David Flahaut, Jean-François Michaud, Gilles Verièpe et Cyril Viallon qui se devaient d'offrir un solo à un interprète ou bien d'endosser eux-mêmes le rôle. Le solo a ceci de fascinant qu'il met à nu le chorégraphe en un rien de temps. Quelques minutes souvent risquées qui suffisent pour ouvrir en grand des univers mystérieux et entraîner le spectateur sur les chemins passionnants et passionnés d'une recherche personnelle, chemins abrupts ou buissonniers qu'on prend un très grand plaisir à découvrir, et cette « collection de soli 2003 », estampillée Danse à Lille, n'en était pas avare. (…)

Après vingt ans de présence de « Danse à Lille », cette soirée montre toute l'importance du travail réalisé et prouve, s'il en était besoin, qu'aujourd'hui, la danse contemporaine est bien présente dans la région et que ses chorégraphes débordent d'énergie et de projets.

Louis-François CAUDE

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 Nord Eclair
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 30 janvier et 2 février 2004
 

 

 

 



« Nuances » pour trois chorégraphes au Ballet du Nord

Thomas Duchatelet, Michel Kelemenis et Rui Horta invitent le public du Ballet du Nord à un voyage dans le temps et l'espace à travers trois pièces. La première signée Pierre qui brûle, la seconde (Une lumière froide pour éclairer nos) JEUX, la troisième Ordinary Event. Tous trois ont accepté de travailler en un temps limité et dense avec la compagnie basée à Roubaix, pour le moment en attente d'une direction artistique. (…)

La pièce de Thomas Duchatelet est empreinte du travail mené pendant sept ans avec Pina Bausch en Allemagne. « J'ai beaucoup voyagé et toutes ces expériences nourrissent mon travail, ma recherche d'une abstraction lyrique, un mouvement qui soit abstrait, mais porteur de sens », résume-t-il.

Pierre qui brûle est une reprise d'une pièce présentée il y a deux ans, mais adaptée à la commande du Ballet du Nord. Huit danseurs sont sur scène et la version originale (1h15) a été ramenée à 25 minutes. La trame reste la même : Pierre qui brûle parle de métamorphoses, celles qui se jouent dans les mines ou les cristalleries.

C'est superbe, fluide, élastique. Sur grand écran, des images de la région, pour finir sur celles, très douces, d'un vieil homme noir, sandales à la main, accompagnent une chorégraphie évidente, comme réinventée dans ses rapports entre danseurs.

Delphine TONNERRE

 La Voix du Nord >
 10 décembre 2003  

 


Quand les corps parlent

(…) Le spectacle puisait ici son inspiration dans les sons et les images rapportés d'une résidence à Kinshasa. Interprété par six danseurs, sur une bande son issue des rues de la capitale congolaise, le spectacle laissait libre cours à l'imagination de chacun, avec l'Afrique comme pays de matière. Les spectateurs ont été touchés d'approcher la danse dans une juste simplicité, entremêlant corps, histoires, images, sons et douleurs.


 La Voix du Nord >
 12 octobre 2002  

 



Pierre qui brule  

Répétition publique salle Aragon

La Compagnie Thomas Duchatelet a monté l'an passé avec Culture Commune sur le site de Loos-en-Gohelle, A perte de mémoire. Cette année, la compagnie est en résidence dans la commune. Elle prépare une nouvelle création Pierre qui brûle. Un travail en lien avec le charbon de l'ex-bassin minier. Les répétitions vont bon train depuis trois semaines. Les six danseurs montent ce spectacle avec passion et ingéniosité. Le chorégraphe leur donne tout pouvoir de travailler sur une idée, un mot, un concept…

Vendredi soir, à la suite de la répétition publique, les spectateurs ont donné leurs impressions sur quelques bribes d'une chorégraphie complexe, mais d'une grande intensité. Les danseurs évoluent avec force, souplesse et fluidité. Ils sont à la fois flamme et feu, minéral et scorie. Un spectacle qui promet, tant par la qualité du chorégraphe que par celle des interprètes.

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 Journées du Patrimoine - Châteaux en ville >
 24 septembre 2002  

 


Villeneuve d'Ascq les 21 et 22 septembre 2002

Le carmel

Construit en 1973 par l'architecte Philippe Lepère (auteur également de l'Hôtel de ville) sur des anciennes terres du Comte de Montalembert, le Carmel a perdu sa destination première avec le départ des sœ;urs en 1996. D'architecture contemporaine, inspirée en partie par Le Corbusier, il a été réinvesti par quatre familles et une agence d'architecture qui ont conservé son esprit d'origine grâce à une réhabilitation de qualité. L'ensemble a été récemment protégé à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Service Développement Culturel
Ville de Villeneuve d'Ascq

 La Voix du Nord >
 24 septembre 2002  

 








 

Après-midi d'exception

On a dansé au carmel

Quinze minutes passées dans un autre monde, ce dimanche, pour 300 personnes. C'était au carmel.

On se croyait… on ne sait plus très bien où. Certains diront en Grèce grâce aux murs blancs. D'autres sur une île grâce au silence. D'autres encore à Villeneuve d'Ascq à cause des timides apparitions du soleil. Et, d'autres rien. Car ils étaient bien et avaient oublié d'où ils venaient l'espace de quinze minutes, le temps d'un lieu : le Carmel. Le temps d'une chorégraphie par deux danseuses et un danseur de la Compagnie Thomas Duchatelet qui a installé ses bureaux dans cet ancien lieu. Un double plaisir pour les yeux s'offrait au public venu nombreux : découvrir d'une part, ce magnifique lieu dans le cadre des Journées du Patrimoine, et d'autre part, vibrer à chaque pas de danse. Cent cinquante personnes étaient au rendez-vous de chacune des deux prestations. Et chaque fois, elles commençaient par lever les yeux en direction de la terrasse où une danseuse jouait les équilibristes sur la longue bordure blanche. Puis, le regard glissait tout naturellement au pied de la bâtisse où une autre danseuse attendait. Quelques petits pas, de petits sauts, des mouvements doux, légers, tendres aussi, l'accompagnaient avant qu'elle n'invite le public à la suivre, là, au bord d'un long muret auquel était suspendue une immense photo. Une femme de dos accrochée à une barrière, rêvait la mer. C'était en Ecosse ? Cela aurait pu être ailleurs, n'importe où, mais c'était en Ecosse.

Kilomètre zéro

Immobile, l'image prenait tout à coup du relief. Elle bougeait au gré des figures de une, voire deux danseuses qui lui donnaient chair. Le voyage pouvait alors continuer au son d'une petite musique d'après-midi, tranquillement, autour des bâtiments : des anciennes cellules devenues aujourd'hui des maisons d'architectes ; du cloître où une exposition d'Olivier Millet, un ancien Villeneuvois, arrachait le visiteur à son terreau pour l'emmener loin, très loin, tout près du « kilomètre zéro ». Et la chorégraphie se poursuivait. Inlassablement. Les mouvements déchiraient l'air. Des corps sautaient haut, d'autres se projetaient au sol sur l'herbe mouillée. La rosée du Nord était passée par là. Elle mouillait les larmes de la nostalgie dégagées par cette atmosphère. Un rayon de soleil se détachait et séchait l'immensité tel un palimpseste. Tout pouvait alors repartir et le voyage continuer. Un peu plus loin. Vers d'autres lieux. Comme une invitation à gagner le kilomètre 1.

Emmanuel BEDU


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 Nord Eclair >
 29 juin 2001  

 

Rien de ce qui se dit n'est désinvolte ou, au contraire, larmoyant : chacun y évoque avec beaucoup de pudeur sa propre réalité. A force d'être répétées, égrenées, lentement, à la manière de celui qui se souvient, les phrases embellissent le lieu, elles expliquent le geste. La chorégraphie prend le relais et par son amplitude révèle la poésie du site…

M.J POLLET

 La Voix du Nord >
 19 juin 2001  

 




La vie à un fil  

Les fantômes du textile reprennent vie

Les vingt-cinq artistes du nouveau spectacle de Jean-Marc Chotteau rendent hommage à celles et ceux qui ont tout donné pour l'industrie textile.

La place de l'industrie textile dans l'histoire du versant nord-est de la métropole lilloise est aussi importante que celle du charbon dans le bassin minier. Jean-Marc Chotteau, comédien et metteur en scène, l'a bien compris. Dans le cadre d'un projet baptisé Texto qui pourrait aboutir à une grosse opération dans le cadre des manifestations culturelles de Lille 2004, des membres de la compagnie Chotteau ont recueilli une centaine de témoignages d'anciens patrons, contremaîtres, ouvriers, bistrotiers. De là ont été tirés des phrases, des ambiances, des gestes qui ont abouti à la création de La vie à un fil. Il ne s'agit pas d'une reconstitution de la vie des ouvrières du textile, « on a juste essayé d'exhumer quelques petits bouts de vie ». Jean-Marc Chotteau ne se définit pas comme un historien mais, comme dans son précédent travail sur le monde des combats de coqs, il cherche ce qui a fait l'identité d'une région, sa culture. La formule théâtrale de La Vie à un fil n'est pas classique. Les spectateurs sont accueillis au Salon de théâtre avant de monter dans un autocar comme le faisaient ces ouvrières dans les années cinquante. Le spectacle commence. Leur destination ? L'ancienne teinturerie de l'entreprise textile Vanoutryve.

Une espèce d'hommage

Là, le temps semble s'être arrêté. Tout est presque resté en place comme si les hommes avaient subitement disparu. Des flacons sont renversés, des échantillons de tissus attendent sur des bureaux. Dans cette usine, qui a employé jusqu'à 7 000 personnes, les spectateurs sont confrontés aux mots recueillis. Pour cette création, sur un mode déambulatoire, Jean-Marc Chotteau s'est associé au chorégraphe Thomas Duchatelet, qui a déjà travaillé sur le thème du textile avec Filatures, et à Gérard Frisque, un architecte-scénographe.

Christian VINCENT

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 La Voix du Nord « Portrait » >
 25 Avril 2001  

 

La danse, comme un plaisir partagé

Nordiste attaché à ses racines, qui lui sont source d'inspiration, Thomas Duchatelet ne se contente pas de créer : Il sème son savoir-faire auprès du public de l'ex-bassin minier. En résidence-mission avec Culture Commune, le chorégraphe met sa technique de professionnel au service des jeunes et des associations de danse contemporaine.

Après avoir mené une carrière internationale, Thomas Duchatelet est revenu dans sa région natale pour créer, mais aussi étendre le champ d'action de la pratique professionnelle. Lui qui aime faire revivre les lieux abandonnés ne pouvait mieux trouver comme résidence pour sa compagnie que le site du 11/19 de Loos-en-Gohelle.

Thomas Duchatelet va à la rencontre des associations et des compagnies amateurs. C'est le troisième volet de la grande aventure d'A perte de mémoire. Le chorégraphe, si rêveur qu'il puisse paraître, a bel et bien les pieds sur terre lorsqu'il évoque cette création aux multiples facettes. « Il y a une certaine tristesse. Les gens, le paysage ont souffert. Ce qui m'inspire, c'est de voir ce qui peut renaître…». Sur deux ans, A perte de mémoire se déroule en quatre étapes. La première a pris place sur l'ancien carreau de fosse du 11/19 lors des Journées du patrimoine. La seconde était héninoise : un spectacle plus conventionnel, sur la scène de L'Escapade (les 6 et 7 avril), mais gardant toujours la thématique du paysage, de la végétation.

Thomas Duchatelet s'est donné pour « mission » de mener diverses actions de sensibilisation à la danse contemporaine. « C'est le troisième volet d'A perte de mémoire, intitulé La danse à portée de main ». Il initie à la danse les scolaires et les associations. « On travaille toujours sur la mémoire, l'apparition, l'effacement. C'est en quelque sorte une ré-adaptation du travail que j'ai mené avec ma compagnie pour le deuxième volet ».

Cette semaine, Thomas Duchatelet était de retour à L'Escapade, dans le cadre de ce contrat résidence-mission passé avec Culture Commune. Il fait partager sa conception de la chorégraphie aux membres de la compagnie Extrasystole. « Avec eux, ça marche bien, parce qu'ils sont très expérimentés… ». Dans son stage, par exemple, Bénédicte Gavériaux (qui intervient dans la compagnie Extrasystole) s'inspire à nouveau des thèmes abordés par le chorégraphe Thomas Duchatelet… « A perte de mémoire est un projet à facettes multiples comme un arbre, auquel poussent branches et racines… »

Cette action, que Thomas Duchatelet mène sur l'ensemble de l'ex-bassin minier, bénéficie d'un retour positif de la part du public. « C'est vraiment un échange », conclut le chorégraphe pour qui la danse est « une invitation au plaisir partagé ».

Géraldine CSIZMADIA

 L'écho du Pas-de-Calais >
 Avril 2002  

 
Mélange des gens, mélange des genres

Danse contemporaine, musique et vidéo ; professionnels et amateurs... Le centre culturel Balavoine, à Arques, adore tout mélanger, tout combiner…
« Transversalité » est un des mots préférés de Fabienne Brioudes, la directrice. « Accessibilité » également. « Notre objectif est de rendre toujours plus petite la distance qui sépare les spectateurs, des artistes » avait-elle annoncé en début de saison. Promesse tenue. Le 20 avril sera sans doute une belle illustration de cette volonté. Rendez-vous pour un spectacle étonnant de la Compagnie Thomas Duchatelet et un lever de rideau original.

Qui s'attarde sur la danse contemporaine, connaît à coup sûr Thomas Duchatelet, sa carrière internationale d'interprète au Tanztheater Wuppertal Pina Bausch, la création de sa propre compagnie il y a quatre ans dans la région, ses multiples et remarquables passages sur les scènes (et les terrils) du Nord, lui ont donné une solide réputation de chorégraphe original. Il sera en résidence à Arques en 2002-2003 pour une nouvelle création. En attendant pour mieux connaître le terrain et partager sa passion, il réserve depuis novembre un week-end par mois à quinze jeunes de l'Audomarois. Quinze jeunes issus de six écoles de danse du secteur.

Durant toutes ces répétitions, Thomas Duchatelet et les danseurs ont été suivis par la vidéaste Olivia Molon. L'artiste a capturé des gestes et des corps, des souffles et des moments « pour permettre aux jeunes d'avoir un regard sur eux-mêmes, un recul sur leur travail ». Sa création vidéo complétera le spectacle.
Côté musique le chorégraphe a choisi un morceau du groupe « Qoroub duo », deux jeunes percussionnistes qui ont participé aux dernières répétitions. Ils seront sur scène le 20 avril. Au total des mois de travail en commun, en complémentarité, en « transversalité » pour vingt minutes de présentation en lever de rideau. Vingt minutes appelées Courses à ne pas rater avant le spectacle émouvant de la Compagnie Thomas Duchatelet À perte de mémoire 2.


 La Voix du Nord >
 8 mars 2001  

 






La danse à portée de main  
Danse contemporaine au collège

Les élèves du collège Jean Macé ont découvert la danse contemporaine des professionnels. Un peu de technique avant l'improvisation sur un thème donné, et c'est parti !

Une conférence dansée. Qu'est-ce qui peut bien se cacher derrière cette formule qui allie deux termes, dont la connotation est souvent opposée ? Les élèves des classes de troisième 3 et de troisième insertion du collège Jean Macé sont venus le découvrir, hier, dans la salle de fitness de L'Atrium, mise à leur disposition par Fabrice Vanhems, le directeur du complexe.

En fait de conférence, il s'agissait d'un atelier de sensibilisation à la danse contemporaine, proposée par Culture Commune, dans le cadre d'un contrat résidence mission. Thomas Duchatelet, chorégraphe lillois, et deux danseurs de sa compagnie (Johana Cessiecq et Antoine Coesens) ont ouvert la séance par une présentation de la danse contemporaine et de leurs parcours individuels dans cette discipline. Les danseurs ont ensuite donné une brève prestation en solo, puis en duo, pour montrer aux jeunes l'aboutissement de leur travail. Voilà pour la partie la plus théorique de cette séance. Les jeunes ont rapidement été invités à entrer dans la danse et suivre les danseurs pour un cours d'EPS (éducation physique et sportive) pas comme les autres, après quelques minutes d'échauffement.

Sur les conseils des professionnels, les jeunes ont appris quelques mouvements de base, pour former un petit enchaînement et le présenter aux copains, par petits groupes. On a alors laissé ses scrupules dans un coin. Les garçons comme les filles sont entrés en piste, et même les profs (MM. Thiery et Rodriguez) se sont prêtés au jeu.



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 DDO >
 Décembre 2000/Janvier/Février 2001  

 







A perte de mémoire  

La tendance est à l'expérimentation dans les arts vivants

De plus en plus de metteurs en scène et de chorégraphes présentent leurs étapes de recherche au public. Précisions sur le phénomène, agrémentées de quelques exemples.

Architecture et danse : contamination réciproque

A l'initiative des architectes J.C. Burdese et Christian Leclerc, les étudiants de l'Ecole d'Architecture de Lille ont travaillé au printemps dernier avec le chorégraphe Thomas Duchatelet dans le cadre d'un atelier explorant le rapport entre chorégraphie, paysage et architecture. Les résultats de cet atelier qui s'est déroulé en extérieur à la Fabrique du 11/19, directement sur les deux terrils voisins (les fameux « jumeaux »), ont été présentés le 23 juin dernier in situ.

Cette coopération autour d'une série de spectacles a permis de confronter deux logiques : celle du corps (et donc du mouvement) et celle de l'espace de représentation, lui-même confrontation entre une réalité physique, les schémas mentaux du créateur (chorégraphe ou autre) et ceux du public. La démarche, cadrée par les spécificités du site (les terrils, leur taille, les évolutions du sol, le schiste qui les constitue…) et nourri par quelques éléments d'inspiration fournis par Thomas Duchatelet (thème de la route et du cheminement, les paysages du film The Misfits…), permettait ainsi aux futurs architectes d'améliorer leur approche de l'espace de dimensions humaines (spécificité corporelle, affects, vécu…). Parallèlement, le chorégraphe a pu ainsi enrichir sa capacité à construire des espaces de représentation. Au final, une diversité de propositions de qualité inégale comportant de nombreuses pistes à développer : route aérienne visualisée par des séries de lumières et répartie sur les deux terrils (constituant ainsi deux espaces se répondant), utilisation des pentes des terrils pour nourrir une gestuelle particulière, failles dans les plateaux scéniques laissant passer la lumière (comme les plantes entre les morceaux de schiste), scène définie par un long rideau rouge circulaire évoquant à la fois le carrousel et les jupes féminines…

Estelle AUGER


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 9-15 mai 2001  

 


Ils... Le secret  

 

Ils ont pour Danse à Lille, qui les a toujours soutenus, l'ardeur, la témérité, le charme et la truculence qu'avaient les Trois Mousquetaires pour la Reine. Ils sont quatre, masculin pluriel, à danser pour elle. Ils créent l'événement chorégraphique de la saison en lui rapportant ses superbes diamants, quatre ballets inédits qui révèlent, malgré les embûches, le nouvel éclat de la danse régionale.

Les ballets du Nord

C'est du jamais vu ! Tous pour un, un pour tous ! Ils s'y sont mis à quatre pour honorer le nouveau challenge que leur a proposé Danse à Lille, à savoir « s'aventurer sur le chemin d'une création collective avec pour unique condition de se mettre tour à tour au service des uns et des autres en tant que chorégraphe et interprète ».

Doit-on, encore et toujours, rappeler ce qu'est Danse à Lille ? Comme dirait Alexandre Dumas, c'est vingt ans après ! La seule association qui depuis vingt ans, a fait découvrir, avec le Festival de Lille, le nec plus ultra de la créativité, de la modernité et de l'émotion de ce qu'il est convenu d'appeler « la jeune chorégraphie française », sur fond de grandes machines internationales où « les petits jeunes », depuis qu'elles ont déserté la Métropole, n'ont cessé d'aller s'abreuver, Merce Cunningham, Bausch, Farber, tant d'autres autant d'« events » que notre quarteron de jeunes diplômés d'Etat, avec leur enthousiasme, ressuscitent ces jours-ci à leur manière.

Omniprésent dans la confrérie, Cyril Viallon, d'Artagnan sur tous les fronts, qui dansera, pour une fois, dans le duo que lui a préparé Thomas Duchatelet, le trio qu'il s'est écrit pour lui-même, le quatuor concocté par Thomas Lebrun et… le solo auquel s'est risqué le petit dernier de cette joyeuse bande, Jean-François Michaud, tout jeune patron de la Compagnie 1, 2, 3 Soleil ! (…)

Louis-François CAUDE

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 2-8 février 2000  

 




Oh ! duo  

 

La danse au coeur

Le sacre du printemps s'annonce précoce cette année : toute la fine fleur de la chorégraphie régionale occupe les planches avec ses dernières productions, dont on peut espérer qu'elles dureront davantage que l'instant d'un matin. « Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui », cher au poète, déchiré, d'un coup d'aile lesté d'espoir, le long ennui d'un hiver dont les jeunes créateurs ne veulent plus.

Est-ce le redoux après les tempêtes qui donne des ailes aux obscurs besogneux de la danse régionale ? Les voilà qui crèvent la glace quasiment en même temps, un peu partout, et nous invitent à partager d'autres vols que ceux de leur exil immobile. Les vilains petits canards de la création contemporaine n'attendent pas le dégel pour s'élancer vers les étoiles, ils dansent déjà, et c'est magnifique !

Après Cyril Viallon, Jean-Luc Caramel, voici Thomas Lebrun, David Flahaut, Thomas Duchatelet et Jean-Pierre Douterluingue embarqués pour une déclaration d'amour qui nous change un tant soit peu des habituels chuchotements timides de la Saint-Valentin. Leur cœ;ur bat, très fort, fût-ce avec des gants de boxe.

Grâce aux efforts conjugués de Culture Commune, Scène Nationale du Pas-de-Calais, et du Vivat d'Armentières, « espace culturel » municipal, ils créeront bientôt un duo sur le thème de l'amour, ce qui nous change, en cette période de Chandeleur, des habituelles recettes de pâte à crêpes qu'on fait sauter allègrement le soir à la chandelle, et que les organisateurs nous promettent « colorés, piquants, sensuels, mouvementés, sereins ou violents et très certainement surprenants… Les couleurs de la passion ! » (…)

Louis-François CAUDE

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 La Voix du Nord >
 17 juin 1999  

 




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